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La rentrée à l'école maternelle : tout va bien se passer



Votre enfant a entre deux et trois ans et va bientôt faire ses premiers pas à l’école. Cette étape est très importante dans la vie d’un jeune enfant. Voici comme l’aborder de la manière la plus sereine qui soit, aussi bien pour lui que pour vous.


La propreté : déstressez


Vous êtes stressé car votre enfant n’est toujours pas propre ?

Pas de panique, le déclic peut se faire très rapidement et un peu au dernier moment. Et puis, le sac de change est là pour éponger les petits accidents.


Sécurisez l’enfant


Pour « mieux » vous quitter, votre enfant a besoin d’avoir la certitude que vous reviendrez le chercher. Rappelez-lui, plusieurs fois s’il le faut, que vous reviendrez bien le chercher, et à quel moment de la journée. N’ayant pas encore conscience du découpage précis du temps et des heures, il a besoin qu’on lui signifie l’heure de retour de papa et maman par des moments significatifs ou charnières dans sa journée : « Je viendrai te chercher après la sieste / après le goûter. » Pour renforcer votre propos, vous pouvez rajouter une phrase telle que « C’est promis », qui le sécurisera encore davantage.


Donnez-lui confiance, en lui, en sa journée, qui va bien passer. Relevez tous les moments agréables qu’il pourra y trouver, les meilleurs copains qu’il verra, les jeux auxquels il pourra s’adonner, qu’il n’a pas forcément à la maison : « Tu vas pouvoir rejouer au toboggan dans la cour ! » Valorisez-le : « Travaille bien ! Comme papa et maman ! » À la fin de la journée, n’hésitez pas à revenir sur les bons moments passés à l’école, afin qu’il se construise une image positive et sécure de l’école.


Offrez-lui une perspective qui tiendra lieu de récompense après cette journée réussie sans vous : « Quand je viendrai te chercher, nous irons au parc si tu veux ! »


Ne soyez pas trop pressée, affolée par les séparations douloureuses qui s’éternisent : cette étape n’est pas anodine dans la vie d’un enfant de deux ans et demi, trois ans. Se détacher de sa mère est l’une des choses, sinon la chose la plus difficile qu’on lui demandera de faire. L’enfant a besoin de temps, et ce temps l’aidera à grandir, petit à petit. Petit à petit, les « au revoir » seront moins longs, moins douloureux, et pour lui, et pour vous.


Les objets de transition


Accompagnez-le, rassurez-le, donnez-lui confiance, et puis le doudou et la tétine sont de bons objets pour faire la transition. N’hésitez pas non plus à vous appuyer sur l’ATSEM ou la maîtresse, qui resteront des piliers affectifs très rassurants pour votre enfant et dont les câlins quotidiens se substitueront à ceux de maman tout au long de l’année.


Et la sieste ?


En petite section, la sieste est conservée. L’enfant ira à l’école avec son doudou, sa tétine, tout objet qui facilite son sommeil. Il dormira dans un dortoir avec ses copains de classe. Vous aurez souvent l’occasion de vous rendre compte que votre enfant dort mieux à l’école qu’à la maison. « Pardon ? ! Quand c’est avec moi, il ne veut plus faire la sieste, il fait le cirque tous les week-ends, il appelle maman de son lit alors qu’à l’école, il fait paisiblement la sieste tous les jours ? » L’explication est simple : à l’école, il n’a pas sa figure d’attachement principale à laquelle il peut se raccrocher. À la maison, vous êtes là. Et vous demeurez pour lui un très bon prétexte à rester éveillé émotionnellement, et du coup physiquement.

En moyenne section, la sieste va peu à peu disparaître. Au premier semestre, elle est maintenue, et au second semestre, elle se transformera en temps « calme » : histoires, chansons. Si votre enfant s’endort malgré tout, l’ATSEM le laissera se reposer.

En grande section, la sieste a totalement disparu, ce qui fait que vous ne devriez pas avoir trop de mal à coucher votre enfant le soir…


Comment s’est passée sa journée ?


Les choses se compliquent ici, et ce, pour deux raisons. Tout d’abord, les maîtresses et ATSEM vous donneront peu de détails sur la journée qu’a passée votre enfant, contrairement au personnel de la crèche, qui vous avait habituée aux transmissions très précises. Ensuite, vous n’aurez pas beaucoup plus d’informations de la part de votre enfant, qui répondra bien souvent à vos questions par un frustrant « Je ne sais pas » ou « Je ne me souviens plus ». En effet, étant donné son âge, l’enfant qui va à l’école maternelle a des difficultés à se représenter les choses, ses journées, et à les synthétiser pour ses parents.

Pas de panique, s’il y a quelque chose d’important ou de grave, la maîtresse ne manquera pas de vous contacter. En attendant, faites confiance à votre enfant. Si vous ne savez pas grand-chose, c’est probablement que tout va bien.

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